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Surmortalité de l’insuffisance rénale aiguë oligoanurique au cours de la COVID-19 : étude prospective tunisienne

INTRODUCTION: L’insuffisance rénale aiguë (IRA) affecte 20 à 40 % des patients admis en réanimation pour COVID-19. L’objectif de notre étude était d’étudier les particularités de l’IRA associée à la COVID-19. DESCRIPTION: Il s’agissait d’une étude prospective analytique colligeant les patients du se...

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Detalles Bibliográficos
Autores principales: Karray, R., Jamoussi, A., Ayed, S., Lakhdhar, D., Rachdi, E., Ben Khelil, J., Besbes, M.
Formato: Online Artículo Texto
Lenguaje:English
Publicado: Published by Elsevier Masson SAS 2020
Materias:
Acceso en línea:https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7494301/
http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2020.07.170
Descripción
Sumario:INTRODUCTION: L’insuffisance rénale aiguë (IRA) affecte 20 à 40 % des patients admis en réanimation pour COVID-19. L’objectif de notre étude était d’étudier les particularités de l’IRA associée à la COVID-19. DESCRIPTION: Il s’agissait d’une étude prospective analytique colligeant les patients du service de réanimation Abderrahmane-Mami, pour COVID-19 entre mars et mai 2020. MÉTHODES: Nous avons réparti les patients en deux groupes : G1 (IRA) et G2 (pas d’IRA). RÉSULTATS: Nous avons colligé 28 patients de genre ratio (H/F) = 1,33. Dix patients (35,7 %) avaient une IRA dont 7 (25 %) étaient oligo-anuriques. La répartition selon KDIGO : IRA stade 1 (n = 4) et stade 3 (n = 6). L’étiologie était fonctionnelle dans 4 cas et organique dans 6 cas. Les patients de G1 étaient plus âgés (73 vs 62 ans, p = 0,033) sans différence significative des comorbidités ni du traitement de fond. Le syndrome de détresse respiratoire aiguë était significativement plus fréquent chez les patients du G1 (p = 0,016). La néphrotoxicité médicamenteuse (n = 2), l’injection de produits de contraste iodée (n = 16) et la rhabdomyolyse (n = 3) n’étaient pas significativement plus fréquentes dans G1. Un état de choc était observé chez 7 patients du G1 vs 3 patients du G2 (p = 0,011). L’état de choc hypovolémique était statistiquement plus fréquent chez les patients du G1 (6 vs 1, p = 0,004). Le recours à la ventilation invasive était significativement plus fréquent chez les patients du G1 avec un p = 0,005. Trois patients ont eu une séance d’épuration extrarénale : intermittente (n = 2) et continue (n = 1). Une reprise de la fonction rénale était notée chez 2 patients. Après un suivi médian de 7 jours, 9 patients du G1 sont décédés contre 1 patient du G2 (p = 0,004). L’oligoanurie était significativement associée à une augmentation de la mortalité (0 % vs 25 %, p = 0,015). CONCLUSION: L’IRA était fréquente au cours de la COVID-19. Elle est associée à une augmentation de la mortalité, en particulier lorsqu’elle est oligoanurique.